Du 7 au 11 avril 2026, à Freetown (Sierra Leone), une commission mixte du Parlement de la CEDEAO, regroupant les commissions des affaires sociales, du genre, des droits de l’homme, du commerce, de la paix et de la sécurité, a tenu une réunion consacrée à la protection des enfants en situation de rue dans la sous-région ouest-africaine.
À l’issue de ses travaux, la commission a relevé plusieurs insuffisances majeures, notamment la faible application des cadres juridiques existants, l’insuffisance de ressources allouées aux services de première ligne, ainsi que l’absence de prise en charge adéquate des enfants en situation de mobilité transfrontalière.
Face à ces constats, les parlementaires ont exhorté les États membres à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies nationales spécifiques, assorties de financements adéquats, en mettant l’accent sur l’accès à l’éducation, aux services de santé, à l’identité juridique, ainsi qu’à des mécanismes de justice adaptés aux besoins des enfants victimes de traumatismes. Ils ont, en outre, souligné que la protection des enfants en situation de vulnérabilité constitue un levier essentiel pour la consolidation de la paix et la promotion du développement durable dans la région. Les audiences publiques et les visites de terrain organisées en marge des travaux ont permis de mettre en lumière les défis persistants, notamment en matière de réintégration sociale, de prise en charge psychosociale et de coordination interinstitutionnelle. Au terme des délibérations, la commission a adopté les résolutions suivantes :
Direction de la Communication, de l’Information multimédia et des Relations avec la Presse
– La mise en place de mécanismes transfrontaliers de protection et d’orientation, en vue d’assurer la continuité de la prise en charge des enfants en situation de mobilité ;
– L’élaboration de protocoles harmonisés de rapatriement et de réintégration, garantissant la sécurité des enfants et la prévention des trafics et des séparations abusives ;
– Le renforcement des dispositifs régionaux de collecte et de partage des données, notamment à travers l’extension du système d’information ECRIMS, en tant qu’outil stratégique de gouvernance fondée sur des données probantes.








